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Sylvie

Sylvie arrive à Pau en 2010 du centre de la France, avec son fils Isaac 2 ans et demi. Elle a tout laissé derrière elle, « Sa maison, c’est son blouson ». Elle ne connait pas beaucoup de monde et se sent un peu seule ; Elle est hébergée dans le centre-ville et recherche un logement qu’elle arrive à trouver sur le quartier Saragosse. Elle s’installe dans un appartement où elle et son fils Isaac se sentent bien. La journée, ils y sont tranquilles ; elle aime ces arbres, c’est dommage qu’on les coupe ! Elle y aurait bien vu des passerelles dans ce quartier… pour traverser d’immeubles en parcs.
Un jour, elle rencontre une copine au parc qui lui dit « Viens, on va boire un café au P’tit caf », c’est Ghislaine qui le tient et c’est comme ça qu’elle découvre la Pépinière. En prenant des flyers sur le comptoir, elle découvre l’existence du Troc Vêtement. Son amie avait déjà fait l’AFM (Accompagnement des Familles Monoparentales), elle lui en a parlé et Sylvie intègre une mobilisation en 2011 qu’elle trouve très bénéfique pour elle. Elle prend connaissance des différentes structures de Pau et elle rencontre des femmes « formidables », en particulier l’équipe qu’elle continue de côtoyer… « Il y a toujours un mot gentil quand on se croise dans les couloirs ». A cette période, on pouvait faire des stages à l’issue du parcours de l’AFM. Sylvie découvre le SAS Béarn et en profite pour y faire son stage. Ils préparent le repas de Noël qui se fait à la Pépinière, c’est bien qu’elle fasse le stage avec eux pendant 15 jours. Sylvie aime l’écriture, elle rencontre des bénévoles du SAS et décide de s’engager. Depuis, elle y mène un atelier d’écriture hebdomadaire et elle s’y sent bien.
Sylvie déteste le mois de février. En 2017, alors que ce mois approche, elle croise à la Pépinière Véronique – Accompagnatrice sociale du service AFM – et lui demande si elle peut refaire l’action AFM. Elle intègre à nouveau la mobilisation et Michèle, responsable de l’AFM, lui parle alors du projet du 8 mars. Elle participe aux groupes de travail qui fonderont le Collectif du 8 mars. Elle fait partie du voyage à Paris pour présenter le texte fondateur du Collectif à l’Assemblée Nationale, une véritable aventure dans la découverte des premières fois (première visite de l’Assemblée, première fois qu’elle prend l’avion !). Les choses se font tranquillement, le sentiment partagé d’être « toutes comme un seul homme ». Sylvie croit beaucoup au collectif : « à plusieurs cerveaux réunis, on peut faire des choses géniales ! ».
Son fils est à l’école Jean Sarrailh, il va régulièrement au CLAE (Centre de Loisirs Associé à l’École), particulièrement cette année parce qu’il adore le baseball. Sylvie fréquente le coin parents avec Mado, une des animatrices. Ils se rencontrent une fois par mois avec Claire, la psychologue, ils amènent parfois des gâteaux – Sylvie, elle, prépare un cake – et ils échangent. C’est très enrichissant, on y apprend beaucoup ! Sylvie a proposé à Annick, son amie, d’y participer qui est venue une fois et a adoré.
En septembre, elle découvre un flyer à l’entrée de la Pépinière – elle regarde souvent – pour être bénévole à l’aide aux devoirs. Sandrine, animatrice au CLAE, lui en avait déjà parlé. Elle est présente tous les lundis et elle adore. Si elle peut venir plus, elle le fera. Cette joie qu’expriment certains enfants quand ils la voient arriver, elle la reçoit comme un cadeau ! En 2011, elle a participé à l’atelier de Communication Familiale à la Pépinière, avec d’autres femmes de l’AFM. Elle n’utilise pas les outils dans la vie de tous les jours mais a repéré qu’elle les utilisait dans son bénévolat au CLAE.
Elle fréquente souvent le Pépicaf, seule pour écrire, en compagnie d’amis pour boire un café, ou en fin de journée lorsqu’elle attend le retour de son fils avec le bus d’El Camino.

Sylvie adore ce centre social. C’est le côté humain qu’elle aime avant tout. Elle trouve que tout se déshumanise, il faut des lieux comme le centre social. Ici, on peut participer à plein d’activités, on y trouve de la bienveillance, du partage, du lien, de la transmission et c’est ce qu’il faut garder. Les échanges sont riches, c’est ce qu’elle aime. Entre bénévoles, enfants, salariés, elle retrouve dans la Pépinière une grande maison.

Sylvie