Martine, bénévole à l’Association Valentin Haüy et à Pa’Pau’Tons - La Pépinière
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Martine, bénévole à l’Association Valentin Haüy et à Pa’Pau’Tons

Martine a 71 ans. Elle a vécu en région parisienne et a élevé sa fille.

Martine est bénévole à l’Association Valentin Haüy, hébergée au centre social de la Pépinière. Elle est également bénévole écoutante à Pa’Pau’Tons, dispositif d’appels de solidarité pour les personnes isolées.

Martine est malvoyante, elle se déplace avec une canne. Elle a travaillé puis a terminé en situation d’invalidité. Son handicap a provoqué une « cassure » dans sa vie familiale. Un premier contact avec l’Association Valentin Haüy à l’occasion d’un séjour de vacances suite à une fracture de la jambe lui permet d’envisager son handicap différemment : « Le groupe m’a ouvert sur ce que je pouvais faire  avec une synthèse vocale avec mon avec mon ordinateur, je lisais beaucoup et je ne pouvais plus, donc je suis passée au livre audio, je me suis équipée. Je me suis adaptée mon handicap. J’ai appris à renoncer à certaines choses mais finalement je ne sais pas si c’est dû à mon âge ou à mon handicap. Le fait de rencontrer des gens te donne envie de faire à des choses. Il faut se donner du mal mais les autres t’obligent à avancer. Je n’ai plus de famille mais j’ai des amis. Une porte se ferme et une autre s’ouvre ».

Après la région parisienne, Martine vient s’installer avec son ami à Pau « dans une ville plus humaine » où elle fait la connaissance de Gérard, le président de l’AVH. Au sein de l’association, Martine participe à des formations sur le téléphone mobile pour utiliser la synthèse vocale de l’appareil.

« Cela demande beaucoup d’effort et on a besoin d’aide les uns les autres, par exemple je téléphone à des personnes qui n’ont pas internet pour relayer les infos de l’association et il y a des bénévoles qui m’aident pour tourner à pied autour de mon quartier, ce sont des échanges. Ma canne électronique est un outil en plus mais reste le contact humain ».

Puis, Martine entre en contact avec le centre social de la Pépinière et l’association organise une fois par semaine des lectures à voix haute au sein du centre : « Cela permet une ouverture plus importante, de rencontrer d’autres personnes ». Martine faisait déjà de l’écoute quand elle habitait Paris et donc cela lui paraît évident de devenir écoutante pour Pa’Pau’Tons dans le centre social : « A l’écoute, on n’a pas besoin de la vue, mon objectif est d’apporter aux autres ce que je peux mais cela m’apporte quelque chose à moi aussi. Mon envie c’est de partager dans la mesure de mes moyens ».

Martine était très myope de naissance et a été en invalidité à 47 ans : « Ce qui m’est apparu évident c’est de commencer à faire des choses très tôt, il faut s’organiser dès le début de sa retraite pour prendre l’habitude, après si on n’a rien mis en place, à 80 ans c’est trop tard, on ne sort plus. Il ne faut jamais se relâcher, être attentif à tout, tout le temps. Quand on ne voit pas, on est tout le temps concentré, on apprend à aller à l’essentiel mais il faut aussi apprendre à renoncer à certaines choses comme la vivacité ! »

Martine