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Présentation

La Pépinière Image

 

Né en 1973 de la volonté du Conseil d’Administration de la CAF Béarn et Soule, le Centre social de la Pépinière est un équipement de vie et d’animation sociale en direction des habitants du territoire Dufau-Tourasse, du public de Pau et de son agglomération.

C’est un lieu ouvert à tous qui se veut : – créateur de valeurs collectives, – acteur de la lutte contre les exclusions, en proposant des actions d’accueil, d’accompagnement social, de soutien dans les domaines de la vie quotidienne avec une équipe de travailleurs sociaux et des activités de loisirs, culture, sports.

A travers ces différentes propositions, la Pépinière cherche à renforcer le lien social, à lutter contre l’isolement, à valoriser les compétences de tous, susciter l’autonomie des participants, à favoriser l’émergence de projets individuels et/ou collectifs.

Le Projet des Centres Sociaux est précisé dans un cadre de référence émanant de la Caisse Nationale d’Allocations Familiales et s’articule autour de 4 missions historiques :

  • Un équipement de quartier à vocation sociale globale ouvert à l’ensemble de la population habitant à proximité, offrant accueil, animation, activités et services à finalité sociale ;
  • Un équipement à vocation familiale et pluri-générationnelle, lieu d’échange et de rencontre entre les générations, qui favorise le développement des liens familiaux et sociaux ;
  • Un lieu d’animation de la vie sociale qui prend en compte l’expression des demandes et des initiatives des usagers et habitants, et qui favorise le développement de la vie associative ;
  • Un lieu d’interventions sociales concertées et novatrices qui, compte-tenu de son action, contribue au développement du quartier.

D’autre part les centres sociaux fédérés à l’Association Nationale et Départementale des Centres Sociaux réfèrent leur action et leur expression publique à trois valeurs fondatrices :

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    La solidarité

    Considérer les hommes et les femmes comme solidaires, c’est-à-dire comme étant capables de vivre ensemble en société, est une conviction constante des Centres sociaux et socio-culturels depuis leurs origines. La progression de l’individualisme et la persistance de contradictions sociales n’empêchent pas les Centres sociaux et socio-culturels de penser que les hommes et les femmes se construisent comme personnes au travers de leurs rapports aux autres. Les individus deviennent des acteurs solidaires lorsqu’ils s’engagent dans des rapports sociaux qu’ils contribuent à constituer, tels que les liens familiaux, les relations de voisinage, les convivialités, les solidarités de groupe, les rencontres interculturelles, les participations associatives, les rapports de travail, les engagements citoyens… Echanger des savoir-faire, entrer dans des réseaux d’entraide, soutenir l’insertion sociale et économique de chacun, défendre les droits des personnes à vivre en société, solidarisent les individus.

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    La démocratie

    Opter pour la démocratie, c’est, pour les Centres sociaux et socio-culturels, vouloir une société ouverte au débat et au partage du pouvoir. Les Centres sociaux et socio-culturels entendent établir et au besoin conquérir, avec et pour les habitants d’un quartier, d’une ville, d’une agglomération ou d’un pays, des espaces de discussion et de participation à des prises de décision concernant leur vie quotidienne et celle de la collectivité. Opter pour la démocratie, c’est aussi s’engager concrètement dans des actions collectives, même modestes, dont les finalités, les modalités et les résultats peuvent être débattus. La démocratie participative, en proposant, en agissant, en contestant, est nécessaire à la vie politique locale. La force de la démocratie locale, c’est l’engagement civique des citoyens.

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    La dignité humaine

    Reconnaître la dignité et la liberté de tout homme et de toute femme est l’attitude première des acteurs des Centres sociaux et socio-culturels. L’accueil, l’écoute et le respect de chacun rendent possible le dialogue personnalisé. Le regard porté sur les autres se garde des préjugés moraux et culturels. La reconnaissance laïque de la pluralité des croyances évite le renvoi de chacun à sa conscience individuelle ou au repli identitaire. L’attention donnée aux qualités et aspirations de l’autre ouvre les chemins de la convivialité, des progrès personnels et des coopérations réciproques.

La participation des usagers, des bénévoles et des habitants étant instituée dans le centre social, celui de la Pépinière a favorisé l’émergence d’une association des Usagers qui, au fil des années, a fortement enrichi l’action sociale auprès du public.   Aujourd’hui, la Pépinière est une structure qui regroupe deux entités juridiques : – le centre social en gestion directe de la CAF Béarn et Soule, – une Association des Usagers de la Pépinière Statuts 1901 (4 & 8, avenue Robert Schuman 64000 PAU – Président : Bernard EGRETEAU) avec un  contrat projet  2016-2019.

LA PÉPINIÈRE : LE CENTRE D’UN TERRITOIRE

Ouvert à tous Engagé dans le partenariat Acteur de l’innovation sociale Mobilisé pour et avec ses habitants

Ce contrat projet qui s’est élaboré de façon participative entre les usagers, habitants, salariés et partenaires, a repris fidèlement les observations et commentaires des acteurs interrogés.

Il priorise trois objectifs généraux :

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    Le Centre Social, un défi d’Animation globale pour une plus-value sociale

    Le Centre Social se caractérise par son rôle d’animation globale, sociale et locale, comme un lieu ouvert de rencontre et d’initiatives dans la concertation locale pour faciliter le développement social. Cette fonction situe le Centre Social comme un équipement polyvalent à vocation territoriale. Il s’inscrit dans une démarche globale et locale créatrice de dynamiques nouvelles. Il prend en compte la diversité des demandes des populations. Il contribue à développer la concertation. Il est un lieu d’incitation à la participation et à la prise d’initiatives des habitants, en particulier des familles, des enfants et des jeunes. La participation représente la composante essentielle de l’Animation Globale. Cette démarche d’Animation Globale, au-delà de son lien avec la Prestation de Service du même nom, représente la spécificité des centres sociaux. Elle donne le sens à son action. En effet, il s’agit pour les centres sociaux de défendre leur identité et d’affirmer ensemble, professionnels, bénévoles et habitants, l’intérêt sur un territoire d’un centre social à l’heure ou les politiques publiques doivent faire des choix sur les fonds d’Action Sociale. Pour souligner la force de notre engagement dans cette démarche, nous avons retenu l’idée que celle-ci est réellement un objectif à faire vivre au quotidien, un défi pour apporter une plus-value sociale à notre action. En effet, le Centre Social souhaite sur cette période renforcer, construire des coopérations, être force de propositions afin de s’inscrire en interne et en externe dans des partenariats de projets, d’affirmer encore et toujours son ancrage local, d’innover au service des populations sur son territoire. Il s’agit de développer la capacité de tous les acteurs à avoir une ambition forte pour le développement et l’amélioration du projet Centre Social.

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    La famille à l’épreuve de sa composante plurielle

    Au-delà de la juste théorisation du concept de famille et, a fortiori, du concept de lien de famille, on ne peut que constater aujourd’hui la complexité du phénomène familial. Irène THÉRY, sociologue de la famille et auteur d’un rapport officiel sur le couple, la filiation et la parenté, évoque concrètement l’idée de mutation de la cellule familiale, cette dernière ayant fait preuve d’une perméabilité manifeste face à la multiplication des choix individuels de vie. Enfin, les chiffres récents de 2000 mesurant les transformations du fait familial, confortent ces observations. Selon une source INSEE et en retenant les chiffres les plus révélateurs de l’évolution du lien familial, on a recensé 47 % de couples non mariés avec enfants contre 31 % en 1980. Parallèlement, les naissances hors mariages se sont élevées sensiblement au rang de 40,7 % contre 11,4 % en 1980. Cependant, la privatisation des sentiments et la montée de l’individualisme n’empêchent pas la famille d’être en partie déterminée par les structures de la société. Familles et société sont ainsi étroitement liées et interdépendantes. Dans cette société en constante évolution, on ne peut que constater la fragilisation de l’institution Famille. En effet, il est difficile d’articuler les exigences du vivre ensemble et celles inhérentes au souci de la réalisation de soi. De plus, pour beaucoup de familles, la crise augmente les fragilités. Peut-elle rester un refuge ou pas ? Peut-elle continuer à jouer son rôle ? Pour tous ? La famille est et reste une instance de socialisation (la première), d’échanges et de solidarité. En même temps, la famille joue un rôle essentiel dans la reproduction sociale car elle véhicule les cultures de ce groupe. Le Centre Social, outil de la politique familiale de la CAF sur le territoire Dufau-Tourasse, porte au cœur de son projet le souci de soutenir ces familles confrontées à des difficultés de vie quotidienne, en grand questionnement par rapport à eux, leurs enfants.

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    Le bien vieillir enjeu de cohésion sociale

    Les aînés se retrouvent de plus en plus nombreux en pourcentage au sein de la population. D’un autre côté, la disponibilité des ressources humaines et monétaires pour leur offrir des services adéquats, ne croît pas au même rythme que le vieillissement de la population, à plus forte raison dans un contexte collectif de restrictions budgétaires. De plus, nous remarquons souvent une tendance sociale qui fait en sorte de marginaliser les aînés et de les juger globalement comme improductifs et à la charge des autres. Par contre, nous constatons aussi l’émergence d’une nouvelle retraite, plus active, plus participative et surtout plus concernée par les phénomènes sociaux qui développent le secteur de l’intervention informelle à partir du nouveau modèle déployé par les personnes âgées de plus de soixante ans. Ainsi, celle-ci se traduit par l’implication dans les associations. Nous sommes convaincus que le fait de se connaître et s’apprécier comporte déjà un effet bénéfique. Les jeunes peuvent apporter aide et support aux aînés et l’inverse est tout aussi possible. Mais le fait de donner comporte en soi sa récompense et cela renforce encore plus l’intérêt de ce type de démarche. Dans cette dynamique, on peut dire que l’inter génération est intimement lié à la solidarité. Aujourd’hui, l’inter génération, c’est aussi le lien qui unit dans la solidarité, des retraités porteurs d’une série de savoir et de temps libre à d’autres personnes en attente d’aide, voire parfois de prise en charge plus lourde. De la sorte, la transmission de leur passé individuel, représentatif d’une génération, permet aux jeunes de s’inscrire dans une continuité intergénérationnelle, source d’identité personnelle et sociale. Elle est ainsi aujourd’hui présente dans les pratiques quotidiennes des aînés qui, comme citoyens, sont plus que jamais acteurs des solidarités collectives et producteurs. Le développement de la cohésion sociale et de la solidarité fait partie intégrante de tous les axes du projet d’un territoire. Extrait : Fédération Départementale des Centre Sociaux : « L’inter génération comme facteur de cohésion sociale » – octobre 2007

Chaque objectif prioritaire est évalué tous les six mois avant de procéder à l’évaluation finale en 2014. De nombreux partenaires accompagnent le projet de la Pépinière : la Caisse d’Allocations Familiales, les mairies de Pau, de Jurançon et de Bizanos, le Conseil départemental des Pyrénées Atlantiques, la Communauté d’Agglomération, le Contrat de Ville, la Direction Départementale de la Cohésion Sociale, …